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  La dimension sociale de la couverture médicale

Mauvaise répartition des médecins sur le territoire national

 

Journée mondiale de la santé

 

 

Le Maroc a célébré vendredi, à l'instar de tous les pays du monde, la Journée, mondiale de la santé. Cette journée placée, cette année, sous le thème «travailler ensemble pour la santé», a offert aux responsables marocains l'occasion de revenir sur les grands chantiers ouverts par notre pays dans ce domaine.

 

Biadillah Mohamed Cheikh, a souligné, lors d'une cérémonie organisée à Rabat en collaboration avec la représentation de l'OMS au Maroc, que son département consacrait 2,5 milliards de DH à des projets de réhabilitation et de rénovation de 15 hôpitaux à travers le Royaume.

 

Il a rappelé dans le même ordre d'idées que la mise en œuvre de l'Assurance maladie obligatoire représentait une avancée réelle puisqu'elle a déjà bénéficié à 3,2 millions de personnes dont 2,5 millions relevant du secteur privé. «Le projet est sur les rails, malgré quelques difficultés de démarrage liées notamment au problème de nomenclature des médicaments», a indiqué le ministre de la Santé avant d'ajouter que «ce grand chantier demanderait de gros investissements financiers, mais il permettrait au Maroc d'entrer dans la cour des grands en matière de solidarité sociale».

 

M. Biadillah a indiqué, toutefois, que le secteur de la santé au Maroc fait face à un problème de taille. Il s'agit de la l'insuffisance des ressources humaines et de leur déploiement déséquilibré à travers le territoire du Royaume.

 

«Notre pays manque de ressources humaines dans le domaine de la santé. La solution est d'obtenir plus de postes budgétaires. Le gouvernement nous donne chaque année 1.300 postes, un nombre qui reste insuffisant vu le développement du secteur et la croissance constante de la demande». M. Biadillah a ajouté que le secteur de la santé au Maroc devait affronter de nouveaux défis dans les prochaines années comme le vieillissement des populations et l'apparition de nouvelles maladies.

 

«Notre pays compte de plus en plus de vieux, ce qui se répercute sur la morbidité et pose, par conséquent, le problème de prise en charge. De même, le Maroc doit se préparer et élaborer des stratégies efficaces pour pouvoir faire face aux nouvelles épidémies qui touchent la planète comme la grippe aviaire, le sida ou le SARS.

 

Tout cela ne sera pas sans conséquence sur le coût de la santé». Mais, le ministre de la Santé reste optimiste. Pour lui, les grands chantiers ouverts par le Maroc permettront de donner un coup d'accélérateur au développement humain et d'élever le niveau de vie des Marocains pour mieux supporter les frais occasionnés par leurs problèmes de santé.

 

 

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Les systèmes de santé font face aux problèmes de gestion des RH

 

Parmi les grands défis auxquels le secteur de la Santé devrait faire face au Maroc et dans le monde : la gestion des ressources humaines.

 

Selon Mohamed Boussaid, le ministre chargé de la Modernisation des secteurs publics, le développement du secteur au Maroc passe par l'adoption d'une politique efficace et efficiente des ressources humaines.

 

«Il est clair que sans personnel motivé et mobilisé, on ne peut pas prétendre à un service de qualité dans nos établissements hospitaliers», a-t-il souligné, rappelant au passage «la mauvaise répartition spatiale des ressources humaines du domaine de la santé».

 

De son côté, le représentant de l'Organisation mondiale de la santé au Maroc, le docteur Raouf Benammar, qui donnait lecture à un message du directeur régional de l'organisation, a mis l'accent sur «la demande croissante en matière des prestations sanitaires et la diminution des investissements dans le secteur.

 

Ce qui augmente la pression exercée sur le personnel. D'où la nécessité d'examiner attentivement les problèmes de planification et de gestion des ressources humaines».

 

M. Benammar a ajouté que «les systèmes de santé dans le monde font face à une crise tridimensionnelle : le manque de personnel, la démotivation et le manque de confiance», précisant que l'OMS estime le nombre des ressources humaines travaillant dans le secteur s'élève à 60 millions d'individus et que le déficit se chiffre en millions.

 

Abdelwahed Rmiche | LE MATIN  08.04.2006   

 

 

 


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